Oui, mais c'est aussi le monde ou nous vivons tous... Merveilles, clins d'oeil, rencontres, toutes les richesses qui le font... laissez vous aller et lancez vous... bonne route !
Isabelle et Christian ont eu le bonheur de poser leurs pieds sur des sols bien éloignés de chez eux. Ils ont rencontré des tetes differentes. Ils ont du s'incliner a des coutumes etranges. Ils ont beaucoup parlé. Ils ont beaucoup échangé. Ils ont beaucoup aimé. Ils sont devenus riches. Ni hao (prononcer niaow ou un truc dans ce style pour dire bonjour),
Avant de partir, on savait que la Chine était un grand pays, on savait que les chinois étaient nombreux (1.5 milliards), on savait que l’on mangerait du riz avec des baguettes, on savait que notre chinois était un peu juste pour une conversation courante, on savait que le « crachat » dans la rue était culturelle, on savait qu’ils étaient ouvert au monde depuis peu de temps, on savait que c’était un pays différent...
Ce qu’on ne savait pas :
Les villes :
1/ La surpopulation : nous avons visité les grandes villes telles que Pékin (Beijing), Shanghai, et leur 12 millions d’habitants et nous avons donc cherché un peu de tranquillité dans de plus petites bourgades locales, Suzhou et Qingdao et encore 7 millions d’habitants (le village pépère existe-t-il encore en Chine ?). Autant dire que notre intimité était mise à mal. Surtout que lorsque l’on rentre dans un joli jardin, on pense être enfin tranquille jusqu’au moment où on entend un raclement de gorge suivi d’une expulsion ou un téléphone portable animé d’une sonnerie fanfaronnante !
2/ Les lieux touristiques : la cité interdite, le palais d’été, la grande muraille, les champs Elysées de Shanghai "Nanjing lu ", la plage, sont transformés en Disneyland Chinois ; bruits, musique et mégaphones nasillards, stands de bouffe, couleurs, odeurs, bibelots... la société de consommation capitaliste a pris le dessus, et la principale cible, est le touriste chinois ! Pour une fois, les deux blancs que nous sommes, n’intéressent pas les vendeurs et racoleurs. Il faut dire qu’ils sont des milliers de touristes chinois à envahir tous ces sites.
3/ La pollution des villes : pas toujours facile de distinguer le haut des buildings.
Le resto :
1/ La distance : la façade d’un restaurant fait en moyenne 50 mètres de long, sachant qu’un minimum de dix restaurants sont alignés, le tout cumulé égal à une distance de 500 mètres, pour trouver le restaurant qui va bien il faut déjà marcher minimum 1km.
2/ Le menu : comme notre chinois n’est pas parfait, nous avons eu du mal à différencier le plat chicken (poulet) pattes entières, chicken tête entière, chicken gésier et parfois avec un peu de réussite, chicken avec du blanc (même discours avec le canard et le porc...).
Le métro :
1/ La distance (encore et toujours) : deux stations sont éloignées d’un minimum de 2 à 3kms (idem pour les arrêts de bus), donc il s’agit de bien viser pour descendre, ou alors de ne pas détester la marche a pied.
2/ Achat du ticket (de métro ou train...) : rien ne sert d’arriver premier, mais d’arriver sur le coté de la queue, en gesticulant et en prononçant des "hoy, hoy..." (le "hoy est également utilisé pour apostropher le blanc dans la rue pour lui revendre une « chinoiserie ») tout en tendant un billet de banque à l’aide de son grand bras vers le guichet (origine, peut être, de l’expression "avoir le bras long").
3/ Entrer ou sortir d’un wagon : lors des grandes affluences (7h à 9h puis de 18h à 19h), il faut bien se positionner. Si par malheur ce n’est pas le cas, on est rapidement refoulé à l’opposé d’où l’on souhaite aller, par une horde sauvage qui souhaite toujours être la première. L’hôtel :
1/ Trouver l’hôtel : (se référer au chapitre restaurant, avec changement de nom possible entre deux éditions du guide de voyage).
/ Les tarifs : il ne faut surtout pas s’alarmer lorsqu’un groom vient vous prendre vos bagages à la sortie du taxi. Ne pas s’effrayer à la vue des tarifs exorbitant qui sont affichés, il y a toujours une possibilité de discount de 30%. On se retrouve donc dans des vrais chambres d’hôtel avec TV (très utile pour parfaire la langue et les accents), 2 lits double, SDB, thé à volonté, chaussons, frigo, nécessaire de toilette ; brosse à dent, savonnette, peigne...pour le prix d’un « Formule 1 » en france.
Paragraphe special "Tai Shan" :
On sait maintenant que "Shan" en chinois signifie Montagne.
Le Tai Shan est une des cinq montagnes sacrées qu’il faut gravir à pied pour voir le "Sunrise" (lever de soleil) sur le temple qui est au sommet. 8 heures de marche aller retour, facile pour nous ! en revanche 6 600 marches à la suite pour atteindre 1500 mètres, c’était très douloureux !
Nos mollets et nos cuisses en ont eu un souvenir cuisant pendant 3 jours. Et en plus le soleil n’était pas au rendez vous le matin. Autant dire qu’il était impossible de demander un remboursement de la visite.
Ce qu’on ne savait pas non plus… c’est que les chinois sont très aidant même si on ne se comprend pas toujours. Que l’on mange le plus souvent de bons raviolis vapeur, on boit une bonne bière Tsintao pour par chère (bière d origine allemande), que les "couchettes molles" des trains sont d’un très bon niveau de confort, pour arriver en pleine forme le lendemain matin, après 10/12 heures de trajet de nuit + que la muraille de Chine est extraordinairement grande + que Pékin est une grande ville "calme" à l’architecture socialiste + que Shanghai est une ville très dynamique (voire épuisante) + que presque tout le monde possède un téléphone mobile et un appareil photo numérique (c’est vrai surtout dans les villes). Mais ce n’est qu’un petit aperçu de ce que l’on a vu. Ce pays connaît une réelle mutation et nous pensons que la Chine que nous visitons aujourd’hui sera encore différente demain. Elle nous a surpris par son coté « démesurée".
Un voyage qui ne laisse pas indifférent ! La Chine est un pays surprenant et dépaysant !
Devinette : A quoi repère t’on un chiotte public chinois ? Réponse : à l’odeur
Comme la plus part de nos voyages, la Chine s’est improvisée, par défaut. Un billet d’avion opportuniste une semaine avant le départ et une destination qui dépendait aussi de la possibilité d’obtenir en temps et en heure nos visas !
Deux jours avant le départ final, nous avons acheté notre guide touristique et fini de boucler nos sacs.
Le 31 juillet, au matin, nous partions pour un pays quasi inconnu à nos yeux. Les avis de nos amis voyageurs étaient aussi diversifiés, que les surprises qui nous attendaient…
Isabelle, m’a accompagné pendant les vingt premiers jours, et j’ai continué seul jusqu’au 16 octobre.
Albums photos des pays traversés et quelques aquarelles et dessins... n'hesitez pas à donner vos avis... de toute facon on a un droit de censure (pour une fois)... alors...
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